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Ohey

La Commune d’Ohey est un service public de proximité destiné principalement à la population oheytoise. Elle offre un ensemble de services, de conseils et de prestations garant du bon fonctionnement de l’entité communale. Son accessibilité, sa capacité d’écoute, la mise à disposition de ses compétences, l’aide qu’elle apporte, son professionnalisme sont autant d’atouts qu’elle souhaite garantir à chaque citoyen.

Commune rurale, elle vise à ce que chacun dispose d’un cadre de vie patrimonial, social et environnemental durable et de qualité. Elle développe des actions et projets permettant de répondre aux besoins identifiés de la collectivité locale.

L'histoire d'Ohey

Géographie & Démographie

Les armoiries

l’histoire d’ohey

Dans une région du Condroz située entre Andenne et Ciney, l’entité d’Ohey offre une succession de douces collines où se cachent de petits trésors blottis tantôt près d’une chapelle ou d’une église, tantôt près d’un château ou d’une ferme fortifiée…

Fertile en vestiges gallo-romains, ce large plateau condruzien fut longtemps déchiré au Moyen Âge entre comté de Namur et principauté de Liège et lors d’une tranche de décennie particulièrement célèbre et cruelle, celle de la Guerre de la Vache qui s’étendit même du Condroz en Hesbaye (1273-1277) au départ d’Andenne, l’illustre voisine, et du petit village de Goesnes.

L’origine du nom Ohey s’explique en le divisant en deux parties :

  • « O» pour alta loca, qui signifie Hauts lieux.
  • « Hey » (ou Heis, Heyde) qui, dans la langue germanique, signifie bois ou taillis.

Ohey, c’est le haut lieu couvert de bois et de taillis.

Structure de la population

Population

Habitants

Densité de population

Superficie - km²

Densité de population

Habitants/km²

Age moyen de la population 

Ans

Retrouvez toutes les statistiques démographique de la commune d’Ohey sur le site WalSat

Situation géographique

OHEY est jumelé avec SAINTE COLOMBE SUR SEINE (France – Côte d’Or) depuis 1974

Situation géographique

Province, Namur

Arrondissement, Namur

Région administrative, Wallonne

Région géographique, Condroz

Canton, Andenne

voie de communication

La route provinciale relie Ohey à Andenne (+/- 9 kms) ainsi qu Ohey à Ciney (+/- 12 kms).
La route d’Etat relie Ohey (en passant par Perwez) à Huy (+/- 16 kms).
Les autres voiries de la commune sont les routes de grande communication (37 kms) ainsi que chemins de petite vicinalité (187 kms).
Les gares les plus proches sont à Andenne et à Ciney.
Une ligne de bus TEC dessert régulièrement la commune.

relief & géologie

Les roches du sous-sol oheytois datent de l’ère primaire soit entre -280000 années (fin du calcaire carbonifère) à – 400.000.000 années pour le début du dévonien inférieur.
Il y a une faille localisée entre Ohey et Evelette.
Les vallées (dépressions) correspondent au calcaire et les tiges (bombements) correspondent au grès (alignement des vallées et des tiges : ouest – est)
L’altitude se situe entre 200 et 300 mètres. Point culminant à Résimont (Evelette).

occupation des sols

Cette région du moyen-plateau apparaît comme une véritable tôle ondulée ou s’alternent les crêtes gréseuses et les dépressions creusées dans les calcaires. Les villages sont le plus souvent implantés en bas des versants ou légère ment en contrebas des crêtes.

Trois zones se côtoient dans le paysage condruzien d’Ohey :

1. Les plateaux, réduits au sommet des tiges, sont constitués de sol sableux à charge caillouteuse (grès) donc sec et pauvre, à l’exception de quelques placages limoneux. Le microclimat qui y réside est ensoleillé et venteux. Ces caractéristiques pédologiques et climatiques en font une zone de forêt résiduelle. En effet, la majorité des bois de la commune occupent le sommet des tiges.

2. Les fonds de vallée, occupés par un petit cours d’eau (en partant du nord vers le sud) : le ruisseau du Lilôt, le ruisseau de Flemme et le ruisseau de la Vyle) présentent des sols limono-argileux mal drainés. Son microclimat est humide et frais. C’est là que nous retrouverons traditionnellement la prairie ainsi qu’aux alentours immédiats des villages.

3. Les versants, aux sols limono-caillouteux et limoneux. Le microclimat varie selon l’orientation des versants (adret ou ubac). Les versants en pente forte sont le domaine des bois alors que les versants en pente moyenne ou faible sont occupés par des cultures ou des prairies pâturées.

l’entité est composée de

%

Prés

%

Champs

%

Bois

%

Reste

Biodiversité

Sur son territoire de 5.663 hectares, la Commune d’Ohey recèle un patrimoine naturel extrêmement intéressant et diversifié. L’alternance de bandes calcaires et schisteuses, ainsi que la présence d’anciennes poches de terre plastique et l’activité humaine ont façonné son patrimoine naturel.

Le relief trouve son origine dans l’érosion prononcée des bandes calcaires, plus tendres que les grès et les schistes constituant les bombements condruziens. Les bois se situent en général sur les tiges alors que les villages et les prairies pâturées se situent à proximité des ruisseaux, dans le fond des vallées. Les cultures, quant à elles, se localisent sur les versants.

De nombreuses mares sont localisées là où la terre plastique était extraite ou à proximité des ruisseaux, dans le fond des vallées. Les poches de terre glaise et la chaux sont situées dans les bandes calcaires, ces mares trouvent donc leur emplacement dans les chavées. Par endroits, des prairies humides longent les ruisseaux ou entourent une source. La flore qui constitue ces prairies, de même que celle qui aborde les plans d’eau, participe pour une part importante au réseau écologique.

La commune d’Ohey présente également un réseau de haies bien fourni par endroits, ainsi que quelques vergers hautes tiges bien entretenus à proximité des habitations. A Ohey, la biodiversité garde une place encore non négligeable. Toutefois, ce constat positif ne doit pas mener à un « laisser aller » mais au contraire à une vigilance accrue car le trésor que constitue le patrimoine naturel d’Ohey est fragile. Même des espèces communes disparaissent, comme l’hirondelle ! La protection de la biodiversité représente donc un véritable défi environnemental au même titre que la lutte contre le réchauffement climatique.

A Ohey, la commune s’est mobilisée pour mener une véritable politique en faveur de la nature et de la biodiversité. Pour faire de notre territoire un lieu où l’homme et la nature cohabitent en harmonie !

Le pré fleuri

Une solution alternative utilisée dans le cadre de la gestion différenciée des espaces verts communaux

Esthétique, d’une grande qualité paysagère, facile d’entretien et peu coûteuse, la prairie fleurie est une alternative écologique qui répond aux impératifs de la biodiversité, à condition bien sûr que les espèces semées ou plantées soient d’origine régionale. Elle peut être installée à de nombreux endroits de la commune : ronds-points, parcs et jardins, bords de route, espaces verts d’accompagnement des bâtiments… et même dans votre jardin !

Pourquoi réaliser un pré fleuri ?

Le constat concernant la biodiversité est sans appel : son érosion est telle que l’on parle d’une phase d’extinction comparable à celle des dinosaures ! Et cela ne concerne pas que les tigres du Bengale ou les ours polaires ! Le moineau, l’hirondelle, l’abeille… sont des espèces également menacées et bien de chez nous.

Les milieux herbeux ou prairies au naturel disparaissent et, avec eux, toute une précieuse diversité de plantes et d’animaux. Or la biodiversité est nécessaire à l’homme, car c’est elle qui maintient les écosystèmes en équilibre et fournit aux êtres humains un environnement sain et stable.

Et à Ohey ?

Face à cette érosion de la biodiversité, les espaces verts d’une commune sont un des refuges pour la biodiversité ! Pourvu qu’on y applique des aménagements et une gestion appropriés, et le pré fleuri est une des réponses !

A Ohey, les services communaux, aidés du Pôle de Gestion Différenciée, ont débuté la mise en œuvre de la première phase de gestion différenciée de certains espaces verts communaux.

La gestion différenciée est une solution alternative qui consiste à adapter le mode d’entretien à chaque espace, en fonction de ses caractéristiques et de ses usages. Par exemple, un bord de route où personne ne circule jamais ne sera pas géré de la même façon qu’un espace où les enfants aiment jouer.

De plus, cette année la commune d’Ohey est devenue commune Maya et à ce titre, elle s’est engagée à préserver les insectes pollinisateurs et à favoriser plus encore la biodiversité sur son territoire.

Ainsi, il est possible d’observer des prés de fauche autour du centre sportif d’Ohey, à l’arrière de l’Administration communale, sur la place communale d’Haillot et au « Pré au Pont » à Libois. Ces prés seront fauchés 1 à 2 fois par an et leur pourtour sera tondu plus régulièrement afin de garder un aspect entretenu et de garantir l’accès aux bâtiments.

Les alentours du centre sportif accueillent également des prés fleuris mis en place par les ouvriers communaux et semés ce printemps avec les enfants de l’école d’Ohey accompagnés du GAL Pays des Tiges et Chavées et du PCDN.

Une tonte différenciée autour des arbres est également réalisée au parc Rosoux situé à l’arrière de la Maison communale.

Afin de proscrire l’utilisation des pesticides dans ces espaces, un désherbeur thermique est utilisé pour entretenir les chemins en dolomie. Ce système est également utilisé pour entretenir les allées des cimetières.

A l’avenir d’autres espaces verts communaux gagneront le plan de gestion différenciée, afin d’évoluer vers une gestion de plus en plus respectueuse de l’environnement ! En effet, il est prévu de semer d’autres prés fleuris dans chaque village pour embellir et égayer nos espaces verts tout en augmentant les lieux d’accueil pour la faune et la flore de nos régions.

Que peut-on faire chez soi ?

Il est possible de garder un gazon et des parterres dans la partie la plus proche de la maison et de consacrer l’autre partie de son jardin à un emménagement plus naturel et plus écologique où aucun produit chimique n’est utilisé. Semer un pré fleuri, faucher une partie du jardin une à deux fois par an, laisser un tas de bois mort, créer un mur en pierre sèche, une mare sont autant de possibilités pour accueillir la biodiversité.

Infos et renseignements :

Pour plus d’informations sur le pré fleuri, une brochure est disponible sur demande auprès du GAL Pays des Tiges et Chavées (Valérie Grandjean, 083/67 03 47, grandjean.leader@skynet.be).

L’asbl Adalia peut également vous donner des conseils sur le jardinage sans pesticides et les solutions alternatives (04/379 06 84, info@adalia.be).

L’eau

A Ohey, l’eau fait l’objet d’une attention particulière

L’eau, c’est une ressource abondante dans notre région, ce qui nous fait parfois oublier qu’elle est précieuse. D’où l’impérieuse nécessité de la préserver! La production et la distribution d’eau est assurée à Ohey par la SWDE, Société Wallonne des Eaux, au départ de nappes et de captage situés à Ohey ou dans les environs.

L’eau, c’est aussi un milieu naturel, de nombreux plans d’eau, ruisseaux et petits cours d’eau parcourent notre commune et participent à la beauté de son cadre de vie. La Commune souhaite donc davantage encore préserver et mettre en valeur ce patrimoine dans les prochaines années. L’eau, c’est enfin parfois aussi un problème à gérer quand elle est polluée par nos activités. Les eaux usées font à Ohey l’objet d’une stratégie d’assainissement gérée par la SPGE et INASEP.

 

La protection des eaux

La directive européenne relative à l’eau oblige les Etats membres à prendre des mesures de protection à toutes les étapes du cycle naturel de l’eau.

Pour les eaux de surface, il s’agit notamment de mettre en œuvre les infrastructures publiques d’assainissement des eaux usées (égouts, collecteurs, stations d’épuration collectives), mais également l’épuration individuelle, là où l’assainissement collectif ne sera pas possible à un coût raisonnable en raison de la faible densité d’habitat. A ce niveau, une prime régionale est octroyée pour faciliter la mise en place du système d’épuration.

La Commune d’Ohey souhaite ne pas se limiter à ces seules infrastructures d’épuration et tend à diversifier les actions en faveur de la préservation des ressources en eau du territoire.

D’autres moyens sont donc mis en place tels que :

  •     Le lancement de deux projets pilotes de « biofiltres » permettant de réduire les rejets de biocides dans les eaux ;
  •     La participation aux deux contrats de rivière actifs sur le territoire : le Contrat de rivière Hoyoux et le Contrat de rivière Haute Meuse. Contrairement à la majorité des autres communes, Ohey a choisi de désigner deux membres du personnel communal comme membres effectifs afin de pouvoir assurer une plus grande présence aux réunions et un suivi direct des actions.
  •     Contrat de rivière Hoyoux
  •     Contrat de rivière Haute Meuse
  •     Une gestion plus écologique des bords de route. La commune est en train de négocier l’acquisition d’une machine spécialisée permettant de supprimer les mauvaises herbes par injection pressurisée de vapeur d’eau plutôt que par l’utilisation d’herbicides

Production et distribution d’eau : un cycle sans fin…

Le cycle de l’utilisation de l’eau débute par l’opération de captage : l’eau est prélevée dans les nappes phréatiques ou en surface. Une fois captée, l’eau est contrôlée et, si nécessaire, elle bénéficie d’un traitement. Des châteaux d’eau, placés en général sur un sommet géographique, permettent de disposer de la pression. L’eau est alors distribuée vers l’ensemble des habitants. C’est la Société Wallonne Des Eaux (SWDE) qui dessert 70% des communes de Wallonie en eau, via plus d’un million de raccordements.

Après consommation, l’eau usée est traitée par un système d’assainissement (individuel ou collectif) mis en œuvre par la Société Publique de la Gestion de l’Eau (SPGE). L’eau épurée, redevenue propre (mais non consommable) est enfin rejetée dans les milieux naturels. Ainsi, contrairement à une idée reçue, l’eau potable, distribuée au robinet, n’est pas directement produite par les stations d’épuration.

A Ohey, il existe 12 prises d’eau souterraine en activité localisées et intégrées dans la base de données de la Division de l’Eau de la Région Wallonne, auxquelles il faut ajouter une cinquantaine de prises d’eau exploitées par des particuliers ou des agriculteurs. Dans les 12 prises d’eau recensées, seules trois sont destinées à la distribution publique d’eau potable : une à Jallet, une autre à Evelette et la dernière à Ohey (alimentation du hall omnisports, notamment).

Mais qu’en est-il du contrôle ? En application du décret du 30 avril 1990 sur la protection et l’exploitation des eaux potabilisables et du Code de l’eau, des zones de prévention et de surveillance doivent être définies autour de la plupart des prises d’eau destinées à la distribution publique. Des études plus ou moins poussées, selon l’importance du captage, ainsi qu’un inventaire des mesures à prendre, sont réalisées par les producteurs d’eau et des actions de prévention y sont menées pour garantir la pérennité de la qualité de l’eau. Ainsi, le captage de Perwez fait partie des dossiers d’études des zones de prévention.

L’assainissement des eaux, une priorité !

Autrefois, les eaux usées domestiques étaient généralement rejetées dans un cours d’eau ou acheminées vers des puits perdants. Aujourd’hui, la législation européenne impose d’assainir ces eaux usées afin de mener une gestion durable des ressources en eaux.

C’est ainsi que depuis mars 2005, le Gouvernement wallon a réparti le territoire en différents « PASH » (Plans d’Assainissement par Sous-bassin Hydrographiques) afin de définir un travail d’épuration des eaux en fonction de la circulation naturelle de l’eau. Cette nouvelle réglementation permet d’apporter une vision plus cohérente de la problématique, une amélioration plus rapide de la qualité des eaux et une meilleure affectation de l’argent public.

Pour toute zone urbanisable aux plans de secteurs, chaque PASH délimite le régime d’assainissement en vigueur, parmi les trois régimes suivants :

  1. le régime d’assainissement collectif

L’assainissement des eaux usées est ou sera assuré par une station d’épuration publique alimentée par le réseau d’égouts. Depuis 2002, il existe à Perwez une station d’épuration qui épure les eaux d’Ohey et de Haillot. Cette installation présente toutes les étapes de traitement rencontrées dans les grandes stations d’épuration : un dégrillage mécanique qui sépare des effluents les déchets de plus de 1 cm susceptibles de gêner le bon fonctionnement des pompes ; et un dessablage qui piège par décantation les particules lourdes (sables, graines…) qui engendreraient une usure prématurée des pompes.

De plus, une pompe spéciale, dite « d’orage », ne fonctionne que par temps de pluie, lorsque le débit est gonflé par les arrivées d’eaux dans les égouts provenant des toitures, des voiries, des fossés…. Cette dernière reprend le débit non capté par les pompes traditionnelles et l’envoie jusqu’au bassin d’orage. Ces eaux de surplus sont stockées et pompées vers la filière traditionnelle dès que le débit retrouve ses valeurs normales.

Enfin, une station d’épuration est en projet à Evelette.

  1. le régime d’assainissement autonome

L’assainissement des eaux usées est réalisé par chaque habitant. Il est à préciser que la Région wallonne octroie une prime à l’installation d’un système d’épuration individuelle pour toute habitation construite avant l’établissement du PASH qui la concerne. La prime ne concerne donc pas les nouvelles constructions ! Le montant de la prime varie de 500 euros à 3.125 euros, en fonction de l’agrément ou non du système d’épuration, de sa capacité d’épuration et suivant le mode d’évacuation.

  1. le régime d’assainissement transitoire

Il s’agit d’un régime pour lequel des études devront être réalisées pour préciser l’affectation définitive en collectif ou en autonome. Ce type d’assainissement n’est pas rencontré sur la commune.

Les présentations de la séance d’information sur l’épuration de l’eau :

Assainissement autonome groupé Ohey 2011
GAL EAU Condruses épuration
Le point sur l’assainissement autonome à Ohey

Pour en savoir plus :

Nos cours d’eau : un patrimoine à conserver et à découvrir !

Le territoire communal chevauche trois bassins hydrographiques (= portions de territoire délimitées par des lignes de crête, dont les eaux alimentent un exutoire commun : cours d’eau, lac, mer, etc.) :

  1. Le bassin du Houyoux à l’est
  2. Le bassin du Samson à l’ouest
  3. Le bassin de la Meuse au nord

Le Houyoux et le Samson sont deux affluents de la Meuse et se situent en dehors de la Commune. Seuls leurs propres affluents sont présents sur notre territoire. Les trois principaux affluents du Houyoux sont le Lilot, le Flemme et la Vyle.

Le tableau ci-dessous reprend les différents cours d’eau dont les bassins hydrographiques chevauchent le territoire de l’entité :

Nom
Ruisseau de Lilot
Ruisseau de Flemme
Ruisseau de Vyle
Ruisseau du Bois d’Ohey
Ruisseau du Pourri-Pont
Ruisseau de Gesves
Ruisseau de Solières
Bassin
Houyoux
Houyoux
Houyoux
Samson
Meuse
Samson
Meuse

Les cours d’eau jouent un rôle de liaison fondamental. C’est pourquoi il est important de les préserver. Ils représentent le « couloir » de déplacement ou de migration des poissons, des insectes et des autres animaux ou plantes des milieux aquatiques.

Les rivières et ruisseaux de l’entité offrent globalement des berges et une qualité d’eau favorables au développement de la vie sauvage.

La commune d’Ohey regorge d’une multitude de plans d’eau dispersés au sein des zones agricoles du vrai Condroz. Ceux-ci sont localisés sur une bande large d’environ 3 kilomètres qui traverse l’entité d’Ouest en Est. La majorité d’entre eux sont situés aux lieux-dits Turelure, Terre aux canards, Fours à chaux et aux sources du ruisseau de Flemme. Qu’il s’agisse d’anciennes fosses d’extraction de terre plastique, d’étangs d’agrément, d’étangs abandonnés ou d’étangs forestiers, tous ces plans d’eau présentent une grande qualité biologique et remplissent des fonctions écologiques très importantes : bioépuration, flore et faune de grand intérêt biologique, etc.

Liens vers les sites de nos partenaires:

Le contrat de rivière Haute Meuse
Le contrat de rivière Hoyoux – Meuse Aval

Kyot’Ohey… Un protocole communal !

Parallèlement à la Convention des Maires qui a pour objectif la réduction des gaz à effet de serre de 20% en 2020, à l’initiative de certaines villes européennes prêtes à prendre des mesures pour l’efficacité énergétique au-delà des objectifs européens, la commune d’Ohey souhaite assurer sa contribution via la plan KYOT’OHEY .

Pour ce faire, différentes actions et travaux sont mis en œuvre :

Les consommations des bâtiments communaux font l’objet d’une analyse et d’un suivi précis. Certains d’entre eux ont déjà été audités : la maison communale, l’école primaire d’Ohey, l’école de Perwez, l’école de Haillot.

Grâce à ces audits, divers travaux ont pu être planifiés et mis en œuvre :

  •     isolation des combles, remplacement de châssis et régulation du système de chauffage de l’école primaire ;
  •     remplacement de la chaudière de la maison communale ;
  •     installation d’un chauffe-eau solaire au hall des sports …

Un des projets phares de la Commune est l’implantation d’un réseau de chaleur sur le site de l’administration communale. Ce réseau permettra via une chaufferie à bois d’alimenter 10 bâtiments communaux et 9 bâtiments connexes. Ce projet permettra d’économiser plus de 140 tonnes de CO2/an ! Une filière bois locale d’approvisionnement devra être mise en place en partenariat avec les « acteurs bois » des environs.

Sur base des projets actuels, la Commune d’Ohey pourrait donc réduire ses émissions de CO2 de près de 50% en quelques années, et même davantage ! Bon pour le budget communal et pour l’environnement !

A Ohey, le développement durable est entre de bonnes mains !

Un vaste programme de plantation d’arbres

Pour participer à la préservation de la biodiversité sur le territoire oheytois et en Région wallonne, le Collège communal a défini et développe un ambitieux programme de plantation d’arbres le long des voiries communales qui, en quatre ans, aboutira à doubler le réseau de haies qui atteindra vers 2012 près de 80 kilomètres. 

Pourquoi planter des arbres ?

D’un point de vue global, notre planète doit faire face actuellement à deux enjeux environnementaux majeurs : la perte de biodiversité et le réchauffement climatique. Un rapport publié en 2005 par l’Evaluation des Ecosystèmes pour le Millénaire, qui est un programme de travail international d’informations scientifiques, a montré que la perte de biodiversité au cours de ces cinquante dernières années a été plus rapide qu’à n’importe quelle autre période de l’histoire humaine. Et un des principaux facteurs de cette perte de biodiversité est la transformation et la perte des habitats naturels.

L’objectif de la plantation d’arbres est donc double : développer le maillage écologique et lutter contre la perte de biodiversité

Pourquoi faut-il développer ce maillage ?

Parce qu’avec la modernisation de l’agriculture et l’explosion démographique, de nombreux éléments du maillage écologique ont été évincés de nos campagnes : des vergers ont été rasés, des mares comblées, les parcelles agricoles sont de plus en plus grandes et dénudées et les haies disparaissent progressivement. Ces effets ont de lourdes conséquences sur notre environnement. Certaines populations d’oiseaux sont en chute libre, des sites de ponte de grenouilles disparaissent, les insectes, les reptiles et certains végétaux sont également concernés par cette perte d’habitats naturels.

Les arbres et haies constituent des refuges pour de nombreux oiseaux et insectes. La mise en œuvre d’un programme de plantations tel que celui entamé à Ohey est donc une manière de ralentir la perte de la biodiversité en apportant, par le développement du maillage écologique, de nouvelles sources d’habitats naturels qui pourront être colonisés par une importante faune et flore locale.

Agir contre le réchauffement climatique

La lutte contre le réchauffement climatique est devenue aujourd’hui une priorité. Une des manières d’y parvenir est le reboisement. En effet, en l’espace d’une année, un arbre de grandeur moyenne absorbe 12 kilos de CO2 et rejette l’oxygène nécessaire à une famille de quatre personnes. Planter des arbres, c’est donc également participer, à un échelon local, à améliorer la qualité de l’air et à lutter contre le réchauffement climatique.

Grâce à ce programme de plantation d’arbres, ce sont également nos paysages et notre cadre de vie qui seront renforcés.

Personnages célèbres

Francis de Monge , vicomte de Franeau

Il est né au château de Petigny en 1836.
Il fut magistrat à Namur. Il quitta la magistrature en 1875 pour occuper à Louvain la chaire de droit romain. Il a écrit divers ouvrages juridiques, notamment sur la liberté d’association. En 1883 il s’installa définitivement avec sa famille au château de Wallay. Il fut Bourgmestre d’Ohey au moment du transfert de l’église en 1885. Il mourut le 04 août 1909 et fut inhumé dans la chapelle du château.        

Extrait du livre « 150 ans d’Indépendance » de R.Lallemend et A.Ronveaux.

Gabrielle de Monge , vicomtesse de Franeau

En 1914, elle organisa une chaîne d’évasion pour conduire à la frontière hollandaise des militaires français voulant échapper aux Allemands.
Au péril de sa vie et au prix de mille difficultés, elle permit à plus de 80 militaires de rejoindre le front.
Arrêtée par les Allemands en janvier 1916 pour crime de haute trahison, elle fut incarcérée à Liège puis à Bruxelles. Elle passa devant le Conseil de guerre à Namur le 14 août 1916 et fut condamnée à huit ans de travaux forcés.
Déportée à la prison de Siegburg (Allemagne), elle fut délivrée par les révolutionnaires allemands en novembre 1918.
La Commune d’Ohey, fière et reconnaissante, lui a dédié la place de l’ancienne église, qui porte aujourd’hui le nom de « Place Gabrielle de Monge ».
En 1919 la France distingua ses mérites en lui octroyant le titre de Chevalier de la Légion d’Honneur.
A son retour elle publia son épopée de guerre : « Les heures tragiques de ma vie.. ».        

Extrait du livre « 150 ans d’Indépendance » de R.Lallemend et A.Ronveaux.

Pierre Froidebise

Né à Ohey le 15 mai 1914 et décédé à Liège le 28 octobre 1962.
Organiste, compositeur, musicologue de grande renommée, professeur d’harmonie à Liège et d’histoire de la musique aux Facultés N.D. de Namur.
Collaborateur à la RTBF où il a commenté de nombreuses émissions sur la musique d’orgue et sur les compositeurs contemporains.
Il s’est taillé un nom dans la vie musicale internationale, spécialement dans la musique d’orgue.
Ses disques enregistrés en très grand nombre l’ont fait connaître bien en dehors de nos frontières. 

Extrait du livre « 150 ans d’Indépendance » de R.Lallemend et A.Ronveaux.

Ferdinand Lefebvre

Né à Ohey en 1821.
Docteur en médecine. Professeur de médecine opératoire à l’Université de Louvain, il forma avec talent la majeure partie du corps médical belge de l’époque. Il publia de nombreux traités scientifiques, notamment sur la médecine opératoire, sur le choléra, la peste, l’alcoolisme. Il fut l’un des trois docteurs consultés durant la maladie qui nous enleva le Prince héritier du trône (fils de Léopold II, le comte de Hainaut, décédé en 1869 à l’âge de 10 ans)
Le médecin romain de Pie IX recourut aussi à ses lumières pour la santé du Pape.
Sénateur, membre de l’Académie royale de médecine de Belgique, illustre savant, Ferdinand Lefebvre s’éteignit en juillet 1902.        

Extrait du livre « 150 ans d’Indépendance » de R.Lallemend et A.Ronveaux.

Monseigneur Lamy

Né à Ohey en 1827 et décédé à Louvain en 1907.
Orientaliste distingué, il occupa à l’Université de Louvain, les chaires de syriaque et d’hébreu. Il dirigea pendant 30 ans le Collège Marie-Thérèse de l’Université de Louvain.
Il était membre de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux Arts de Belgique, membre de l’Académie de Palerme, de l’Académie de Rome, correspondant de la société de géographie de Lisbonne et membre de la Société d’Archéologie de Londres.       

Extrait du livre « 150 ans d’Indépendance » de R.Lallemend et A.Ronveaux.

Edouard Van Beneden

Né en 1846 ce célèbre biologiste vécut bien des années au Chateau de Résimont à Evelette.
Ses découvertes ont ouvert des horizons nouveaux à la biologie, science en plein essor en cette fin du XIXè siècle.
En dehors de son rôle de savant, il exerça une grande influence sur les progrès des études universitaires.
Chargé à 24 ans de la chaire de zoologie à l’Université de Liège, il la conserva pendant 40 ans et fut un admirable professeur. Sa renommée à l’étranger fut considérable.
Citons parmi ses distinctions :
– docteur honoris causa des Universités d’Oxford – Edimbourg – Cambridge – Leipzig.
– Lauréat de l’Institut de France
– Correspondant des académies de Berlin – Vienne – St Petersbourg.
– membre des académies de Munich – Lisbonne – Bologne – Philadelphie – Copenhague.        

Extrait du livre « 150 ans d’Indépendance » de R.Lallemend et A.Ronveaux.

Marcel Remacle

Marcel Remacle est un auteur belge francophone de bande dessinée, principalement connu pour les séries Le Vieux Nick et Barbe-Noire, Hultrasson et Bobosse. Il a débuté comme illustrateur à l’âge de 18 ans, à la fin de la guerre, sous le pseudonyme de Ted Smedley dans les journaux belges Le Moustique, Pourquoi Pas, En marche, L’Ane roux… En 1956, il entre aux éditions Dupuis où il crée le personnage de Bobosse qui parait dans Risque-tout et dans Spirou. En 1958, il crée pour le journal Spirou le personnage du Vieux Nick. Ce brave marin très apprécié du bon roi Louis passait son temps à empêcher de nuire ses ennemis jurés, le très bête mais très méchant pirate Barbe-Noire et son infect bon-papa. Pour des raisons que seule la censure française, très active durant les années 50 et 60, connaît, l’anodin premier volume de ses aventures,  »Pavillons Noirs », a été longtemps interdit en France. En 1964, il avait débuté une série en parallèle, Hultrasson le Viking, qui n’avait pas connu un grand succès. Il avait cessé de dessiner depuis la fin des années 1980 lorsqu’il décéda en décembre 1999.

Il épouse Raymonde Vannemberck au début des années 1950. Ensemble ils ont trois enfants : Francis, Jeannine et Évelyne, nés respectivement en 1953, 1955 et 1960. Ils habitent au début dans une maison à Saint-Servais dans la province de Namur. À la fin des années 1950, la famille déménage à Woluwe-Saint-Pierre, pour se rapprocher de la rédaction de Spirou située à Bruxelles. En 1964, la famille part s’installer dans la commune de Haltinne dans la province de Namur, en 1979 il s’installe dans un petit hameau de la commune d’Ohey, une région qu’il ne quitte plus, bien qu’il manifeste parfois l’envie d’aller vivre dans les Ardennes.

Bedetheque.com & Wikipédia